Des gardiens de la paix dans les Marolles, même la nuit

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Depuis le printemps, une équipe nocturne de gardiens de la paix est présente dans les Marolles.  (Article extrait du Brusseleir n°127 de juin 2017.)Si la criminalité diminue à Bruxelles-Ville, c’est notamment grâce au travail des gardiens de la paix. Vous les avez sûrement déjà croisés, ce sont ces femmes et ces hommes en uniforme violet. Présents dans les quartiers, les parcs et les sites de logements sociaux, via l’asbl Bravvo, ils permettent aux citoyens de se sentir en sécurité. On les retrouve également lors des grands événements et aux abords des écoles. Leur rôle ? Combattre les incivilités et favoriser la convivialité entre les habitants par une présence rassurante et dissuasive, principalement dans les lieux qui posent problème.

Misant sur la prévention, ils assurent un relais entre la population et les autorités communales en rapportant notamment tous les éléments susceptibles de dégrader l’environnement (dépôts clandestins, mobilier urbain dégradé, etc.). Les gardiens de la paix luttent également contre l’exclusion sociale et veillent particulièrement sur les personnes en situation fragile. Et depuis 2010, ce service se prolonge aussi la nuit dans certaines zones. Un projet qui se développe progressivement et qui concerne désormais le quartier des Marolles.

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Une équipe renforcée

Au départ, le service de nuit concernait uniquement les quartiers Rempart des Moines et Dansaert. Cette zone s’élargit désormais jusqu’aux Marolles, en passant par les boulevards du centre et le Palais de Justice. L’équipe de nuit se renforce ainsi pour compter 27 agents et trois responsables, présents 7 jours sur 7, de 18h30 à 2h du matin. Ces gardiens prolongent les missions diurnes, d’autant que les problèmes de conflits et les tensions sont plus nombreux la nuit que le jour. D’où la formation plus spécifique de ces équipes qui doivent gérer des nuisances telles que les occupations de halls d’immeubles ou les confits, assurer le relais des personnes en errance vers les associations concernées, sécuriser certains sites clés (abords de métro, espaces publics, cités sociales, etc.), établir le constat d’objets trouvés ou des bris de vitres sur les véhicules. Lorsque les incivilités persistent, ou qu’ils ressentent un danger pour autrui, ils peuvent évidemment appeler les services de police et les ambulances, tout en apportant les premiers secours.

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Un numéro vert pour tous

Outre les rondes régulières exécutées dans les quartiers visés, les gardiens de la paix peuvent intervenir à la demande des habitants. Un numéro gratuit (0800 20 320 – gardiens de la paix de nuit uniquement) est mis à la disposition de ces derniers en cas, par exemple, de conflit de voisinage.

Une aide de plus en plus appréciée

Grâce aux gardiens de la paix, de nombreuses infractions sont évitées (vols à la tire, vols dans les voitures, etc.). Leurs meilleures armes pour agir : ils connaissent les quartiers par cœur, dialoguent avec les habitants, et pratiquent la médiation pour gérer les conflits. Il ne s’agit donc pas de verbaliser (comme le ferait la police) mais d’agir au plus tôt et au plus près de manière préventive et dissuasive, tout en prenant note des nuisances et en collaborant avec les services et associations plus spécialisés. Leur présence est d’ailleurs fort appréciée lors des gros événements tels que la Foire du Midi, Bruxelles les Bains ou encore les Plaisirs d’Hiver.

Des moments durant lesquels ils n’hésitent pas à informer la population. Dans les parcs bruxellois, ils sensibilisent les gens aux règles en vigueur et veillent à l’environnement en encourageant la propreté. En cas de conflits, ils agissent comme des médiateurs, cherchent à apaiser le climat par le dialogue. Cela peut concerner des conflits entre groupes de jeunes, des soucis de voisinage, le vandalisme, le tapage nocturne. Ils sont également habilités à signaler et gérer les problèmes liés à la mobilité (double file, accrochages, etc.). Aussi, l’assistance aux personnes âgées fait partie des tâches essentielles des gardiens de la paix (personnes âgées, à mobilité réduite, personnes en situation de crise, sans-abri, victimes de vol ou d’agression, etc). Un service précieux pour chaque citoyen.

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(Article extrait du Brusseleir n°127 de juin 2017)

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Lire cet article paru dans le Brusseleir n°127

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